A la découverte de la Bande de Caprivi



La Namibie est l’un de ces pays que l’on pourrait décrire uniquement avec des superlatifs, tant ses déserts sont omniprésents et sa densité de population si faible. Ici, la poussière et la terre s’imprègnent partout, les véhicules se teintent de rouge à mesure que les kilomètres défilent sur ces longues routes droites traversées de temps en temps par un berger et ses chèvres, une famille d’éléphants du désert ou une tempête de sable. Dunes de sable, socles rocheux, cuvette salines asséchées et littoraux fouettés par l’Atlantique sud font partie des tableaux imperturbables d’un pays qui a la cote auprès des voyageurs internationaux avides de dépaysement et de grands espaces.

Mais une région encore méconnue s’étire le long du fleuve Okavango dans le nord-est du pays et forme une bande de terre coincée entre l’Angola et la Zambie au nord, et le Botswana au sud : c’est la Bande de Caprivi. Ici, le changement de décor est radical : les eaux du fleuve irriguent la terre tout au long de l’année, engendrant des paysages verdoyants bien appréciés par une faune locale riche et variée.

La Bande de Caprivi, une histoire de troc mal jaugé !

Nous sommes à la fin du XIXème siècle. A cette époque, les puissances coloniales se disputent le moindre bout de terre africaine, espérant d’abord convertir les populations au christianisme avant de découvrir la richesse des ressources naturelles et de faire du commerce une priorité.

L’Allemagne occupe alors le Sud-Ouest Africain – ancien nom de la Namibie, mais aimerait bien rallier la région à ses colonies d’Afrique de l’Est et surtout, à l’océan Indien, zone importante de trafic maritime et d’échange de marchandises. Entre alors en jeu le chancelier allemand Georg Leo, comte de Caprivi, qui a la bonne idée en 1890 de troquer avec les britanniques cette bande de terre alors sous leur contrôle qui s’étend dans le nord-est du pays en contrepartie de la colonie allemande de Zanzibar.

Cet échange devait permettre aux Allemands de pouvoir rejoindre leur rêve d’océan Indien en accédant librement au fleuve Zambèze. Malheureusement, c’était sans compter sur la connaissance médiocre en cartographie du chancelier : 2 siècles plus tôt, l’explorateur écossais David Livingstone s’était heurté aux Chutes Victoria lors de sa navigation sur le Zambèze, constatant l’impossibilité de rallier l’intérieur du continent au littoral de l’océan Indien par cette voie… bien sûr, les Anglais se sont bien gardés de le rappeler lors du traité avec les Allemands !

La Bande de Caprivi, poumon vert de la Namibie

Du fait de sa situation géographique excentrée et de sa forme rectiligne occupée par une seule route, la Bande de Caprivi figure rarement au programme des circuits touristiques, qui se concentrent majoritairement sur les déserts et le parc d’Etosha. Une aubaine pour les clients-voyageurs qui décident de s’aventurer dans la Bande de Caprivi au fil d’un itinéraire sur mesure en Namibie, car ils découvrent un contraste saisissant entre cette région et le reste du pays.

Arrosés par les fleuves Okavango, Kwando et Zambèze qui viennent de Zambie et d’Angola, la région offre toute l’année une végétation verdoyante composée de palmiers, de ficus, de sycomores, de baobabs et autres plantes grasses. Les zones marécageuses succèdent aux forêts et aux plaines herbeuses. Protégés par la création de vastes parcs nationaux, les animaux évoluent en toute tranquillité dans cet environnement foisonnant de nourriture.

Si le point d’intérêt majeur de la région réside dans ses espaces naturels et sa faune, les voyageurs apprécient la découverte de villages traditionnels éloignés des grands espaces urbains et d’une mondialisation pas toujours vue d’un bon œil. La Bande de Caprivi a une histoire qui remonte bien avant celle des colonies, et les populations qui se sont installées le long du fleuve sont – en général – contentes de pouvoir la partager avec les visiteurs, malgré la barrière de la langue.

Organiser son safari dans la Bande de Caprivi

Comment intégrer la Bande de Caprivi dans un itinéraire en Namibie ?

En dézoomant la carte de la Namibie et en passant en mode satellite, on s’aperçoit de la forme surprenante de cette bande de terre de 450km de long, qui semble pointer du doigt le pays voisin, le Zimbabwe. Comme si elle invitait le voyageur à se diriger vers les Chutes Victoria, point d’orgue idéal pour terminer un périple après avoir traversé Caprivi.

Certes, il faut payer les frais d’abandon de son véhicule entre Windhoek et Katima Mulilo (ou Ngoma), organiser un transfert vers Victoria Falls en passant la frontière du Botswana puis du Zimbabwe, mais cela permet d’éviter la redondance d’un trajet retour par la même route. Et la découverte des Chutes Victoria est à la hauteur de l’effort, même si l’affluence touristique surprend forcément après la tranquillité des parcs traversés à Caprivi.

Quand partir dans la Bande de Caprivi ?

Du fait de sa végétation dense et ses zones marécageuses, il est déconseillé de visiter la région durant la saison des pluies : d’une part les routes peuvent être moins praticables, d’autre part la végétation offre plus de cachettes aux animaux, leur observation est rendue plus difficile. Quelle que soit la période choisie, il est fortement recommandé de louer un 4×4 pour traverser la Bande de Caprivi.

Combien de temps consacrer à la découverte de la Bande de Caprivi ?

Les experts de la Namibie de Monde Authentique recommandent de passer au moins 5 nuits dans la région, à répartir entre Rundu – étape quasi-obligatoire en quittant Etosha en direction de Caprivi – et Katima Mulilo (ou Ngoma), dernière étape proche de la frontière du Botswana, qui sert à restituer son véhicule et retrouver le transfériste qui fait passer les douanes. Entre ces deux étapes, le Caprivi Game Park s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres et figure comme incontournable de la région, avec une faune importante et de magnifiques paysages verdoyants.

Quelle faune peut-on observer dans la région de Caprivi ?

Globalement, plus d’une centaine d’espèces de mammifères sont répertoriées dans la région de Caprivi, et près de 400 espèces d’oiseaux. Ce sont peu ou prou les mêmes espèces qui se retrouvent dans le delta de l’Okavango ou le parc d’Etosha.

Parmi les grands félins, il est possible d’en croiser les trois principaux représentants (lions, guépards et léopards), ainsi que la plupart des gros herbivores : éléphants, girafes, zèbres, buffles, antilopes. Le long des rives fluviales, les rencontres sont fréquentes avec des groupes d’hippopotames, des crocodiles solitaires en pleine bronzette ou des myriades d’oiseaux multicolores (guêpiers, rolliers, aigrettes, hérons, bec-ouvert, spatules et autres bécasseaux).

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