A la rencontre des tendres géants de l’orphelinat des éléphants du Kenya

Il est 11 heures du matin à Nairobi ce jour là, et nous sommes un petit groupe à attendre sagement que les portes de l’orphelinat s’ouvrent pour nous laisser toucher notre rêve du bout des doigts.
Mon cœur bat la chamade et son rythme s’accélère au fur et à mesure que nous pénétrons au cœur de ce lieu mythique, gorgé des plus belles histoires de sauvetages d’éléphants.

L’orphelinat des bébés éléphants de Nairobi au Kenya a été créé par David Sheldrick, l’un des plus fervents défenseurs et gardien du Parc de Tsavo, situé dans le sud du Kenya, parc réputé pour sa forte population d’éléphants. Témoin du braconnage des éléphants pour leurs défenses, il décide de créer l’orphelinat pour sauver les bébés éléphants, victimes collatérales du braconnage, incapables de survivre à l’état sauvage sans leur mère.
Bien entendu, étant passionnée par la faune sauvage et sa sauvegarde, l’orphelinat a été l’une de mes premières visites quand je suis arrivée au Kenya pour y vivre et y travailler.

L’idée même d’avoir la possibilité d’approcher et de toucher ces tendres géants me faisait pousser des ailes, et ressentir très fortement la chance unique que j’avais de pouvoir m’approcher de ces animaux si précieux et emblématiques de la faune sauvage africaine.
Les gardiens des petits éléphants nous accueillent et nous expliquent un peu le fonctionnement de l’orphelinat. Chaque éléphanteau est surveillé par un gardien qui lui est entièrement dédié et qui dort avec lui afin de remplacer la présence de sa mère.
Les éléphanteaux doivent arriver d’un moment à l’autre de leur promenade du matin dans le Parc de l’orphelinat.
En effet peu de temps après cette annonce, voici le premier qui pointe le bout de sa trompe !

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Ca y est, nous y sommes, et le rythme s’accélère ! Ils arrivent en trombe, certains au pas de course, d’autres, souvent les plus petits, accrochés par leur trompe à la queue du copain de devant ! Une ribambelle d’éléphanteaux de tous les âges déferle devant nous, les plus petits avec leur couverture masaï sur le dos pour ne pas prendre froid, le spectacle est magique ! La plupart d’entre nous restons abasourdis devant tant de beauté, de force et de tranquillité. Devant ces animaux si forts et si courageux qui ont pour la plupart d’entre eux survécu à des scènes de violences inouïes, et qui témoignent ici de leur désir de vivre et de repartir au plus vite repeupler les savanes qui les ont vus naître. Quand ils seront plus forts, pas avant : quand ils seront tirés d’affaire et guéris de leurs blessures tant physiques qu’émotionnelles.

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Pour l’heure, il est temps de manger ! C’est l’heure du biberon ! Chaque petite boule grise regagne son logis où son soigneur l’attend pour le faire téter. C’est une scène remplie d’émotions qui se joue là, juste devant nous. Les soigneurs posent un regard bon et attendri sur ces petits affamés, qui, à peine le premier biberon de lait avalé, réclament impatiemment le deuxième et l’engloutissent avec encore plus de voracité.

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Une fois leur estomac apaisé et rassasié, il est alors temps pour nous, les visiteurs amoureux des éléphants, de nous approcher d’eux doucement afin de faire leur connaissance.
Ils sont tous différents, tant au niveau physique qu’au niveau de leur caractère. Certains ne voient que par leur gardien et ne sont pas du tout intéressés à nous rencontrer. D’autres au contraire sont très curieux et s’approchent tout de suite de nous quand nous nous présentons à eux. Certains réclament même des caresses et un petit massage de leurs molaires ! Et oui les éléphanteaux comme tous les bébés du monde ont les dents qui poussent et c’est douloureux ! Ils prennent alors notre main avec leur trompe pour l’enfourner dans leur bouche afin que nous puissions soulager un peu leur douleur.

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Ce sont les créatures les plus adorables qu’il m’a été permis de rencontrer jusqu’à ce jour et cette journée restera gravée dans ma mémoire à jamais. Rendez-vous compte ! Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance unique de pouvoir rencontrer des bébés éléphants !

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Certains d’entre eux sont si minuscules, ils ont à peine 2 ou 3 semaines comme Barsilinga. A cet âge là ils ne savent pas encore se servir de leur trompe, qui les gêne plus qu’autre chose… alors ils la tapent contre un tronc ou un mur pour essayer de la faire tomber. Nous avons eu, Barsilinga et moi un échange vraiment tendre et unique ce jour là, et c’est alors que j’ai décidé de « l’adopter ».

L’orphelinat propose à la fin de chaque visite d’adopter un petit. Le processus est simple : vous choisissez l’éléphanteau qui vous a le plus touché et décidez de l’adopter. En échange de la somme de 50 US$ pour une adoption valable 1 an, vous recevrez régulièrement des nouvelles de votre petit, de ses avancées vers le monde des éléphants adultes. L’orphelinat vous enverra des photos de lui au cours des ses activités quotidiennes (promenade, jeux, biberonnade, etc.).

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Quand le petit aura atteint un âge plus avancé, et que l’orphelinat décrètera qu’il est prêt et assez solide pour retourner à la vie sauvage, il rejoindra une nouvelle famille au cœur du Parc de Tsavo, et il vous sera alors possible de le rencontrer de nouveau, lors d’un safari dans le parc, mais cette fois au cœur de son habitat naturel.

Le sauvetage auquel vous aurez alors participé sera bouclé, et l’équipe de l’orphelinat des éléphants devra se tenir prête pour accueillir un nouvel éléphanteau en danger.

Adeline

Si vous aussi souhaitez partir rencontrer – et même adopter – des éléphants et découvrir le Kenya hors des sentiers battus, contactez Adeline et préparez avec elle votre itinéraire sur mesure !